Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 01:45
- Par Emilie Tovar - Publié dans : Humanitaire / Peuples indigènes - Communauté : Le cercle des poètes disparuts - Ecrire un commentaire


Bushmen


Les peuples connus sous les noms de Bushmen (Bochimans, en français), San, Basarwa, sont les premiers habitants de l’Afrique australe qu’ils occupent depuis plus de 20 000 ans. Le terme ‘Bushman’ (‘Bushmen’ au pluriel) qui dérive de la forme anglaise du mot hollandais/afrikaans ‘Bosjemans’ ou ‘Bossiesmans’ signifiant ‘bandit’ ou ‘hors-la-loi’ est toutefois le plus largement reconnu et accepté par eux-mêmes. Ils sont divisés en plusieurs groupes qui parlent des langues différentes.
Comment vivent-ils ? Les Bushmen sont des chasseurs-cueilleurs qui, pendant des milliers d'années, ont trouvé leur subsistance dans le vaste désert du Kalahari. Ils chassent - notamment l’antilope - mais leur nourriture quotidienne est principalement constituée de fruits, baies et racines du désert. Ils construisent des abris de bois temporaires. Beaucoup d'entre eux ont été forcés de quitter leur territoire et de vivre dans des villages ou des camps situés dans des zones impropres à la chasse et à la cueillette.

A quels problèmes sont-ils confrontés ? Durant les trois derniers siècles, ils ont été décimés par les Bantous, agriculteurs sédentaires en provenance d’Afrique de l’Est, et plus tardivement par les colons blancs (fermiers hollandais – Boers – et huguenots puis britanniques). Confrontés aux meurtres, à l’oppression, à la discrimination, à l’esclavage, à l’expulsion de leurs terres ancestrales, les Bushmen, dont la population a été réduite de plusieurs millions à environ 100 000, affrontent des problèmes différents selon les pays où ils sont établis. Aujourd’hui, si l'asservissement a disparu, ils continuent d’être marginalisés, considérés comme des ‘primitifs vivant à l’âge de pierre’ et sont victimes de racisme, de violence et de discriminations. Ils sont sous-représentés dans les organes politiques nationaux et locaux et sont exclus des processus de décision qui les concernent. Environ 50 000 Bushmen vivent au Botswana, 32 000 en Namibie, 4 350 en Afrique du Sud (dont 4000 immigrés de Namibie et d'Angola), 2 500 au Zimbabwe, 1 200 en Angola, et 300 en Zambie.

Les expulsions Au Botswana, les Gana et les Gwi de la réserve naturelle du Kalahari central sont parmi les plus persécutés - ils n'ont aucun droit sur leur terre. En 1986, le gouvernement botswanais décida officiellement d'une politique de déplacement des Bushmen dans des camps de ‘relocalisation' situés hors de la réserve, les principaux étant New Xade et Kaudwane. La chasse sans permis devint illégale, les Bushmen devant obtenir une autorisation à l'instar des tour-opérators qui organisaient des safaris pour le tourisme de luxe. Les persécutions se muliplièrent, les familles étant constamment harcelées par les autorités pour rejoindre les camps de relocalisation. En 1997, plus de mille Bushmen furent déportés dans les camps. En 2002, de nouvelles expulsions eurent lieu, pratiquement tous les Bushmen furent alors chassés de la Réserve du Kalahari. En septembre 2005, l’accès de la Réserve fut totalement condamné et en juin 2006, seuls une trentaine de Bushmen y survivaient encore.

Le procèsEn 2002, les Bushmen qui venaient d’être expulsés, intentèrent un procès au gouvernement pour pouvoir retourner vivre dans la réserve et y pratiquer librement la chasse et la cueillette. L'affaire ayant été rejetée sur un détail, ils firent appel et obtinrent que leur cas soit entendu en 2004 par la Haute Cour de Lobaste (ville située au sud de Gaborone) qui rendit son verdict le 13 décembre 2006. Contre toute attente, les juges statuèrent que l’éviction des Bushmen était illégale et anticonstitutionnelle et qu’ils avaient de ce fait le droit de retourner librement dans la Réserve
Malgré cette victoire juridique, le gouvernement s’efforce de rendre ce retour impossible, notamment en leur interdisant d’utiliser les sources d’eau situées dans la réserve ou en refusant de leur délivrer des permis de chasse. Cette politique vise à intimider les Bushmen afin qu’ils ne quittent pas les camps de relocalisation et à persécuter ceux qui ont choisi de retourner sur leur territoire ancestral.

Les Diamants La présence de gisements de diamants dans la Réserve est la raison la plus probable de l’expulsion des Bushmen. Leur territoire ancestral se trouve au cœur de la zone diamantifère la plus riche au monde. La compagnie Kalahari Diamonds, qui explore actuellement la Réserve du Kalahari, a déclaré que « l’éventualité d’une découverte diamantifère majeure [était] hautement probable ». Le Botswana est le plus gros producteur de diamants au monde, en terme de qualité. 35% de son PIB provient de l’exploitation diamantifère. Les mines de diamants du Botswana sont contrôlées par la compagnie Debswana détenue à parts égales par le gouvernement et le groupe De Beers.


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Ensemble Sauvons
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Les peuples indigènes constituent une population
de plus de 350 millions de personnes.
La majorité d'entre eux sont persécutés sans relâche, inondés
par des barrages, balayés par des épidémies,
chassés de leur terre par l'exploitation minière ou forestière,
évincés par le développement, la colonisation...

Je vous propose de mener ensemble une action solidaire
pour sauver les indiens Nukak qui vivent dans la fôret
amazonnienne au sud-est de la Colombie.
A ce jour, les Nukak ont du fuir leur territoire
devenu terrain d'affrontement dans la guerre
de la drogue qui sévit en Colombie.
Leur forêt reculée a été envahie
par des colons cultivant la coca
pour alimenter le très lucratif traffic de cocaïne.
La guerrila d'extrême gauche,
les paramilitaires d'extrême droite
et l'armée colombienne
se disputent le contrôle de la région.

Les Nukak sont maintenant installés
à la périphérie d'une ville.
Ils attendent désespérément de pouvoir rentrer
chez eux et souffrent de graves problèmes sanitaires.

Comment les aider ?

Tout simplement en écrivant
au gouvernement colombien
en vous inspirant de ce texte
ou en écrivant librement :
"Je suis extrêmement préoccupé (e)
par la situation des Nukak.
Ils ont été chassés de leur territoire par la guerre
de la drogue et campent désormais
près d'une ville où ils continuent de souffrir
de maladies et de malnutrition.
Les Nukak ne survivront pas longtemps
s'ils ne peuvent pas retourner en toute sécurité
sur leur territoire en bénéficiant
d'une assistance sanitaire permanente.
je vous exhorte à ouvrir les négociations
avec toutes les parties en conflit
pour que les Nukak puissent retourner
de toute urgence sur leur territoire".


Envoyer votre lettre à
Monsieur ALVARO URIBE VELEZ
Président de la République
Calle N° 7A - 654
Casa de Narino
Santa Fé de Bogota / Colombie


Pour plus d'informations
et la signature de pétitions
concernant d'autres peuples indigènes
rendez-vous sur


http://www.survivalfrance.org

 

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